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lundi 22 octobre 2012

L'arcane de la Justice


Dans tous les anciens lieux de culte à la Déesse-Mère, à Sumer, à Babylone, au pays de Canaan, à Carthage, à Chypre, en Anatolie, en Grèce…, « les femmes qui faisaient l’amour dans les temples étaient appelées dans leur propre langue les “femmes sacrées”, “les pures” » 

     La chanteuse kabyle Houria Aïcha était fascinée, dans sa jeunesse, par les femmes libres qui allaient au café, chantaient sur la place du village. Résurgences d’une tradition pré-islamique, ces femmes étaient « célibataires, veuves ou divorcées, mais pouvaient avoir les amants qu’elles voulaient, tout en jouissant d’un statut d’artiste très respecté. » 

      C’est la Filière dite de la Fille du Feu, «  Filière de Réceptivité pour l’Incarnation et la Transmission de l’Energie “illustrée” par les Vestales, les Danseuses sacrées, etc.  » 

      Mais cette Energie n’est pas faite pour se déployer à ce seul niveau sexuel et toutes les Traditions authentiques le disent : « Ferme tes issues », « Bouche tes portes », pour atteindre la Réalisation. Sinon, grande déperdition de l’énergie qui n’atteint pas son but ultime. Sept portes sont à ouvrir qui correspondent aux sept vallées dont parle l’enseignement de Ramakrishna.

Extrait d'un article intitulé la montée du serpent Kundalini trouvé sur le blog très documenté de Robert Régor: Vivre Vouivre.





Découverte ici...

dimanche 14 octobre 2012

Dans le miroir magique

Paul Klee- Dans le miroir magique

Toute relation est une occasion de se rencontrer SOI.




mercredi 21 mars 2012

Noli me tangere

Fra Angelico

"En botanique :c´est le nom que reçoit la balsamine sauvage qui pousse dans le bois  ou impatiens noli-tangere. Quand on la cultive elle s´appelle impatients balsamina ou Balsamina hortensis. Cette plante se caractérise par les capsules qui contiennent ses fruits qui éclatent au moindre contact, projetant ainsi au loin sa semence. Ce mécanisme se nomme libération explosive. 


Avec cet arbuste fleuri on obtient un  « balsamo », baume qui est employé en médecine pour soigner les plaies ..."


Ne me touche pas...ne m'embaume pas, 
moi qui ne suis pas mort.


Ce désir qui serpente vers le ciel
jusqu'à l'arbre en panache
toi pilier écarlate
moi pilier de la miséricorde


Nous voila à nouveau
réunis au Jardin


Toi dont les larmes et l'amour
ont fait comme un baume
un délice
de mes plaies


Toi qui présente le Calice
et moi qui tient l’Épée


Toi qui a laissé
un parfum Vivant
sur la montagne
qui porte ton nom


Sainte Baume



lundi 12 décembre 2011

La pietà de Botticelli

En réponse à cette vidéo publiée chez Tempérance, j'ai envie de crier oui!: "on ne sait rien de l'amour", heureusement. Si on en savait quelque chose, cela signifierait que l'amour peut être contenu dans une pensée, un livre ou même l'espace d'un seul coeur. Alors que rien ne Le contient et qu'Il se donne à tout.

Il n'existe qu'une condition à l'amour: être libre. Mais être libre, ce n'est pas être célibataire, se sentir seul, être dans le besoin. Besoin d'une épaule, d'une écoute, de chaleur, de sexe... Être dans le besoin c'est justement ne pas être libre. Or, pour cueillir l'amour, il faut pouvoir être libre de tout besoin.

Je distingue nettement le besoin du désir. Le désir est la nature véritable de l'être et de la vie; c'est l'élan permanent de l'être envers les autres (et donc lui-même). C'est un force d'expansion qui nous ouvre vers le potentiel infini de chaque instant; c'est le Souffle, le pouvoir de l'être humain qui accède à ses racines célestes...le désir n'a nul besoin d'objet puisqu'il est une expression naturelle de l'Être. La sagesse ne consiste pas à ne rien désirer mais à reconnaître sa nature comme essentiellement désirante. Chercher à combler le désir à partir d'un objet matériel c'est un peu comme chercher à remplir l'océan avec un dé à coudre.

Si le désir est libre et sans condition,  le besoin en revanche est une aliénation. L'être humain contrairement aux règne animal et végétal a les capacités de se libérer de ses besoins. Il  doit grandir en distinguant bien le besoin nécessaire à la survie du corps et le désir qui est sa propre nature. Mais nous assistons au contraire dans nos sociétés à une infantilisation de l'être humain, à une confusion malsaine qui consiste à utiliser notre nature désirante à des fins mercantiles et à transformer l'élan naturel du désir en un besoin avilissant. Désirer devient alors source de souffrance puisque la nature même du désir est de ne pas être comblée... Mais qui peut régner sur des hommes libres?...

Si la matière se nourrit d'elle-même pour exister qu'en est-il de notre nature désirante?...Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, l'Être ne se nourrit de Lui-même. Cependant, si l’Esprit donne vie à la matière  (ou si l’esprit se « fait » chair), on ne peut combler le Désir de l'être à partir de choses matérielles. Pour reprendre une expression de Jésus dans l’Évangile de Matthieu (XXII,21):

Rendez à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu. (Matthieu, XXII,21).
Jésus en affirmant ceci ne cherche nullement (interprétation lue récemment dans un article du Monde des religions intitulé "Jésus laïcise Dieu"...) à séparer l'état du religieux car Dieu est Tout, Il ne peut être séparé de quoique ce soit.

César représente ici la matière, et Dieu l'Esprit, le Souffle (Esprit=Pneuma) à l'origine de toute chose manifestée. Jésus montre bien ici que les deux principes ne peuvent être confondus non pas parce qu'ils sont séparables mais parce que l'un (César) dépend de l'autre (Dieu). L'un est forcément inférieur à l'autre, non pas sur une échelle de valeur mais à travers une échelle de principe.

D'ailleurs le premier mot hébreu de la Génèse Bereshit, traduit en français par "au commencement" signifierait plutôt: "au principe"...ce qui évacue soudainement tout idée de temporalité mais replace l'Esprit ou Pneuma     à la racine "permanente"de tout ce qui est.


mercredi 29 juin 2011

Le code caché de Botticelli

Cliquez sur Flore...



Elle relève, de sa blanche main,
le bord de sa robe et se met debout,
et les fleurs remplissent le creux de l'étoffe.
Candide elle est, candide est son vêtement
Peint cependant de roses, de fleurs et d'herbes.
Les cheveux annelés de sa tête dorée
Descendent sur son front humblement superbe.


Cet extrait d'une stance de Poloziano décrit la rencontre entre Simonetta Vespucci (modèle de Botticelli représentée en Flore) et Julien de Médicis.

Un critique d'art a noté que Sandro Botticelli avait "une prédilection pour les tons mineurs" et les couleurs claires, ce qui donne à ses tableaux un aspect éthéré comme s'il représentait des êtres d'une autre dimension qui ne seraient pas encore complètement matérialisés. L'influence de Ficin est très visible dans le Printemps,tableau qui illustre le processus de création de la matière, en montrant les émanations successives des sphères planétaires depuis l'esprit cosmique. La messagère du printemps elle-même, Flore, a une tendance naturelle à continuer à vivre et à hanter l'esprit de ceux qui ont pu voir ce tableau. 
(L'histoire secrète du monde - Jonathan Black)



Il est intéressant de noter que lorsque ce tableau a été peint, le modèle de Flore, Simonetta Vespucci, était rongée par un mal mortel et qu'elle en mourut avant que l'oeuvre fut achevée.