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vendredi 6 avril 2012

La Rose

Roue flamboyante
Rose médiane
Tourne
Roule
Enflamme
Au centre de moi
 
"Aleph est la Rose qui fleurit sur la Croix. Elle rayonne dans le chakra du coeur, le centre de cette croix humaine qui se dessine lorsqu'on ouvre les bras. Elle invite au dépassement suprême."
   
Tarot des Lettres Hébraïques - Marie Elia
Le seul médiateur, c'est toi. Il n'y en a pas d'autre. Tu auras beau croire que d'autres le sont, tu te perdras sans cesse dans le mirage.
Le mirage n'est pas dans ce que tu perçois mais dans l'attente que d'autres te relient au centre de la roue. Tu es la roue. Chacun est le centre de sa roue. Mais il n'y a qu'UN centre.

Le seul médiateur possible, c'est toi. 

C'est difficile à accepter parce que cela implique une responsabilité de ta part. Telle est la loi du libre-arbitre, un échange entre Dieu et toi. Un échange d'amour où tu as tout à perdre et tout à gagner.

 Être le médiateur exige de ta part une droiture, une discipline et disons-le une certaine morale, chose à laquelle on ne t'a pas habituée; ce sont des valeurs perdues pour les hommes de ton temps afin que nul ne puisse échapper au mensonge. Ce sont des valeurs de reliance, des ponts entre toi et le Ciel.

On n'est véritablement moral que lorsqu'on est relié. C'est aussi simple que ça.

Sache aussi que tu es relié de façon permanente. Une roue ne peut être séparée de son centre. Seulement, tu refuses de le voir ainsi. Tu laisses ton regard errer à la périphérie des choses, se perdre dans une illusion de distance et de séparation.
Pour revenir, il suffit de le vouloir; pas de la même façon que tu aimes te perdre dans le mirage, mais de façon irrémédiable, profonde, et vraie. Dès que tu es vrai, les choses suivent le mouvement. 
Souvent cela survient dans la souffrance, quand il n'y a plus d'autre échappatoire.

Pourquoi attendre cela? Pourquoi ne pas éprouver cette vérité dans la joie?




samedi 16 avril 2011

Moi + le monde = 0


L'Eveil est l'intégration du Tout-est-Un ou de l'unicité du divin. La dualité, c'est à dire, "moi+le monde=2", devient "moi+le monde=0". 


0 en tant que cercle, à la fois infini et unité (en mathématique le zéro a la même fonction que le vide métaphysique: seul il représente le rien. Placé en tant qu'unité d'autres chiffres, il multiplie par 10...).


Le 0 est la somme de tous les possibles. 


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Il représente la roue comme symbole de l'univers, dont les rayons dans un mouvement perpétuel seraient la manifestation (voir l'étymologie du mot roue d'origine indo-européenne qui vient de retere: "courir en rond" ou plus précisément "se mouvoir autour d'un axe"), et le centre immobile l'absolu. La vision totale de cela devient unité, Eveil, c'est à dire l'union des paradoxes comme dans le Tao,  mouvement immobile...


Le symbole de la roue revient dans de nombreuses traditions et se manifeste dans la réalité sous de multiples formes (rotation des atomes, planètes, galaxies) . De cette roue en mouvement naît la spirale, elle aussi forme récurrente qui parait à plusieurs niveaux.


Homme de Vitruve


Pour ce qui concerne le symbolisme de la roue, on pense que la roue détient un rôle très important depuis les plus anciennes cosmogonies, notamment dans les mythes qui relatent la naissance de l’univers. A ce propos, reportons-nous à un passage fort important de l’oeuvre de René Guénon: “On sait que la roue est en général un symbole du monde: la circonférence représente la manifestation, produite par irradiation du centre; ce symbolisme est par ailleurs susceptible de revêtir des significations plus ou moins particularisées”. Ensuite, le métaphysicien français rappelle qu’en Inde deux roues associées, c’est-à-dire le char, correspondent à des parties diverses de l’ordre cosmique (ce qui est évident quand on se remémore ce que je viens d’écrire dans le présent article sur la signification de “rathas” dans la langue sanskrite). La forme circulaire de la roue – si nous continuons à suivre la pensée de Guénon – est le symbole des révolutions cycliques auxquelles sont soumises toutes les manifestations, qu’elles soient terrestres ou célestes; ainsi les deux roues pourraient bien représenter l’univers dans ses parties.
Mais il y a encore un symbole archaïque particulièrement important associé à la roue et à la royauté: celui de Chakravarti ou du “souverain universel”; étymologiquement, son nom signifie le “Seigneur de la Roue”; il en est le seigneur parce qu’il la domine en maintenant l’axe immobile. Dans ce symbole, la roue qui tourne autour du moyeu est la manifestation, tandis que le souverain, immobile, rappelle l’image du “moteur premier” dans l’oeuvre d’Aristote. La roue de l’existence dans le bouddhisme reprend une image similaire.
D’une certaine façon, les différentes “roues de la fortune”, présentes dans l’antiquité et aussi au moyen âge occidental, ont également une signification “cosmogonique”, archétypale et universelle. De même, le cas du “parasol” du Seigneur de la Roue se retrouve au sommet des grands arbres de Cocagne (Schlaraffenmast), où une grande roue trône, chargée de présents pour ceux qui parviennent à l’escalader complètement.
Le mouvement inhérent à la manifestation répond à la même force centrifuge des lois physiques. Cette force irrésistible semble nous porter loin du centre, c'est à dire loin de la conscience de ce centre qui est pourtant la source tout ce qui est, y compris la conscience. Nul ne peut échapper à cette force qui pousse l’être en dehors de lui-même. Ce n'est pas une erreur, c'est un processus inévitable. C'est ce que la Tradition Hindouiste nomme sans doute la Maya.
L'Eveil serait un processus contraire à cette force centrifuge, comme si la manifestation en pleine expansion se résorbait en elle-même et revenait au Centre, au moyeu de la roue, à l'Immobile moteur de toute chose. C'est ce qui s'apparente au Trou Noir au sein duquel la matière se densifie jusqu'à renverser les lois physiques...
Si l'être était une étoile, l'Eveil en serait en quelque sorte le trou noir.